Basés à Pau, nous vous apportons Services et Conseil en MOA,
en Urbanisation des SI, ainsi qu'une expertise en finance.
Une obligation « classique » non convertible, échangeable…- peut comporter trois types de risques. On définit le risque par le gain ou la perte qu'occasionne un événement sur l'obligation en question.
Pour toutes les obligations : un risque de taux. Il se matérialise par mon gain ou ma perte potentiel si les taux d'intérêts des emprunts d'Etat évoluent. A partir de cela, on peut établir différents scénarios de déformation de la courbe des emprunts d'Etat et évaluer précisément son risque sur ce facteur.
Pour les obligations émises par une entreprise pour laquelle le risque défaut est quasi nul -fort soutien de l'Etat, obligations collateralisées…- un risque dit de swap-spread représentant la santé du système bancaire. Ce risque est matérialisé par mon gain ou ma perte potentiel en fonction d'une variation de ce swap-spread.
Ces deux étant standards depuis de nombreuses années dans la gestion obligataire, nous étions pourvus en système de mesure…
Depuis un passé assez récent, un autre type d'obligation s'est généralisé : les émissions privées -émises par un société privée, un corporate dans la terminologie anglo-saxonne. Ces obligations incorporent un autre risque : celui que leur émetteur fasse défaut. Pour couvrir ce risque supplémentaire, l'investisseur demande une prime il s'agit du credit-spread ou spread de crédit. Mon gain ou ma perte potentiel sur ce segment est donc fonction de la variation de ce spread de crédit.
Dans un premier temps, ce risque était apprécié globalement, ce qui s'est avéré peut adapté à la généralisation de la gestion du crédit (l'investissement dans ce type d'obligation) que nous connaissions. Il nous fallait appréhender ce risque d'une autre manière.
J'ai proposé une autre façon de prendre en compte ce risque en fournissant un outil dynamique, automatisé et précis permettant de connaître le risque de crédit selon plusieurs axes (maturité, secteur d'activité…).
Cette nouvelle évaluation a nécessité des aménagements importants avec une refonte partielle de la prise en compte du risque financier, et notamment une redéfinition de nos limites de risque.
Dans un schéma aujourd'hui bien classique, un décideur aurait été à l'origine de ce projet, en aurait confié le suivi à un spécialiste fonctionnel et la réalisation à un informaticien. Une intense communication entre ces deux professionnels se serait mise en place. En amont du projet, il se serait assuré de la faisabilité du projet auprès des différents services concernés. J'ai donc joué tous ces rôles dans la mise en place de cette méthode d'évaluation.
Cette expérience avait une composante mixte MOA et MOE. Le projet avait également une composante organisationnelle, bien qu'assez peu marquée.
Il était géré en complète autonomie